Confirmation

La parole d’amour que Dieu prononce au moment du baptême invite à une réponse du baptisé. Cette réponse est donnée par les parents, parrain et marraine au nom de l’enfant baptisé. Devenu adolescent, à 14 ou 15 ans, le baptisé est invité à renouveler cette réponse en face d’une communauté rassemblée. Née au XIX° siècle, c’est donc une Initiative relativement récente au regard de l’histoire de l’Eglise puisque dans l’Eglise primitive étaient baptisés soient des adultes, puisque les enfants n’avaient pas d’existence autonome, soient des familles comme nous pouvons le lire dans le livre des Actes des Apôtres notamment. Elle n’est donc pas un sacrement.

A l’issue du temps de formation appelé catéchisme, qui dure généralement deux ou trois ans, le jeune est appelé à exprimer sa foi et à demander la confirmation de l’alliance de Dieu dans laquelle son baptême l’a engagé, par une parole personnelle et indépendante. C’est la fête de la confirmation.

Confirmer signifie dire, redire fermement, avec force. La fête de la confirmation est une occasion donnée à des individus et à la communauté d’entendre ce qui est ainsi confirmé.

C’est tout d’abord Dieu qui confirme : il dit, il redit avec force, l’alliance qu’il a offerte à chacun de nous, au jeune confirmant en particulier : l’offre d’un compagnonnage sur un chemin de vie parcouru ensemble, l’offre d’un avenir porteur d’espérance, l’offre d’une parole et d’une écoute. L’Eglise est partenaire de cette confirmation de l’alliance de Dieu avec ses enfants en ce sens qu’elle veut être relais et matérialisation de l’offre de Dieu en offrant elle-même au jeune des lieux d’écoute et de parole et l’accompagnement sur son chemin.

C’est ensuite le jeune lui-même qui confirme : il dit, il redit, avec force, ce qu’il sait de Dieu, ce qu’il croit -c’est-à-dire la manière dont ce qu’il sait prend corps dans sa vie- et ce qu’il veut -l’orientation qu’il veut donner à sa vie. Il ne s’agit pas de prononcer des paroles définitives mais d’exprimer ce qui est la vérité du moment.

En réalité, la confirmation dans ce double sens, est une affaire de chaque jour. La fête de la confirmation, à la fin du catéchisme, veut marquer l’événement et le placer dans le cadre de la communauté chrétienne.

(d’après un texte écrit par le pasteur Marc Muller)